Oxygen advantage : réapprendre à respirer

Oxygen advantage : réapprendre à respirer

 

Apprendre à respirer, voici une promesse bien étrange pour toute personne un peu censée, car après tout, n’est-ce pas ce que nous faisons depuis notre arrivée sur cette terre ? Nous avons tous lu, ou entendu, des histoires plus ou moins ésotériques de Yogi possédant des techniques respiratoires  élaborées nous promettant relaxation et bien être mental. Mais qu’en est-il dans les faits ? Est-il réellement possible d’améliorer ses performances sportives et sa santé grâce à des techniques respiratoires ? La réponse est oui, à n’en pas douter … mais comment ? Voyons cela !

 

Différentes techniques à votre disposition :

Tout le monde a déjà entendu parler de la respiration diaphragmatique mise en avant par les activités type « yoga » ou « méditation » ( comment apprendre à respirer avec son ventre plutôt qu’avec sa cage thoracique), ou encore des techniques d’hyperventilation utilisées par les apnéistes. Cependant, bien peu de gens s’attarde sur les mécanismes de la respiration par le nez. C’est pourtant ce qu’a fait Patrick McKeown, auteur du livre « the oxygen advantage », et pour lui les avantages sont nombreux.

Comparée à la respiration par la bouche, la respiration par le nez permet  de:

  • Améliorer l’utilisation de l’oxyde nitrique ( un gaz très important pour la santé : dilatation des vaisseaux…)
  • Diminuer le symptômes de détresse respiratoire (asthme…)
  • Diminuer la production d’acide lactique
  • Améliorer l’oxygénation en régulant la quantité de CO2 sortant
  • Débarrasser l’air des germes et bactéries
  • Réchauffer e humidifier l’air inspiré

Sa théorie est qu’en respirant par la bouche, de trop grande quantité d’oxygène (O2) va être apportée à l’organisme et cela va perturber le rapport O2/CO2 et entraîner une chute des performances et une fatigue chronique. De plus, respirer par la bouche empêcherait l’organisme de s’adapter à une plus faible quantité d’oxygène et aux bénéfices sur la santé qui vont avec. En effet, tout le monde sait que l’entraînement en altitude permet l’amélioration des performances via la création de globules rouges en grands nombres pour maintenir une saturation en oxygène élevée. Pour lui, respirer par le nez, surtout si vous la couplez à des exercices visant à travailler en hypoxie ( retenir sa respiration) vont permettre de mimer les effets de l’altitude, mais à moindre frais.

 

Sa techniques en quelques étapes :

Commencer par réaliser un test BOLT (body oxygen level test). Pour cela, respirer pendant quelques instants par le nez, ensuite inspirer puis expirer une fois et pincer votre nez. Retenez votre respiration jusqu’à ressentir une pression dans la gorge (un reflex) qui vous demande de respirer à nouveau. Pas besoin d’aller jusqu’à l’échec, ne trichez pas ! Vous devez retrouvez une respiration normale en un ou deux cycles respiratoires si vous jouez le jeux. Résultats : moins de 10 secondes ( très mauvais), moins de 20 (besoin de travailler), au delà de 20 ( vous êtes en forme).

En fonction de votre score, différents exercices vous seront proposés, que ce soit allongé, pour les débutants, ou en mouvements, pour les athlètes.

 

Mon retour d’expérience :

Pour l’avoir pratiqué pendant quelques mois, je dois avouer que mes performances se sont nettement améliorées et mes capacités à évoluer en apnée également. Pratiquées avec sérieux, ces techniques vont vous aider à développer des capacités cardio-vasculaires intéressantes et vous permettrons ensuite d’y associer d’autres méthodes tel que celle d’hyperventilation popularisée par Wim Hof.

Alors comme le dit si bien l’auteur n’oubliez pas que « la bouche sert à manger, et le nez à respirer » . Bon training à vous !

 

Lien vers le livre:

Une réaction au sujet de « Oxygen advantage : réapprendre à respirer »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *