Coach : démasquer les imposteurs pour trouver le bon!

Coach : démasquer les imposteurs pour trouver le bon!

 

Choisir un coach sportif se trouve parfois être un véritable parcours du combattant tant les offres proposées, que ce soit au sein de votre club de remise en forme, de sociétés de coaching ou de coachs indépendants, se multiplient et promettent toutes aux futurs clients des résultats garantis ! Enfin ça c’est sur le papier… Car dans les faits qu’en est-il de la vérité du marché et des promesses commerciales ? Quelles sont les signes d’un désastre à venir et comment s’en prémunir ? Qui mieux qu’un coach pour vous empêcher de vous faire avoir par le premier autoproclamé « meilleur coach de la région » ? Voyons cela plus en détail…

 

 

1- Un bon coach doit être diplômé :

Paradoxalement je dois avouer avoir parfois rencontré de bons coachs sportif exerçant sans diplôme (en France, avant l’obligation légale d’être diplômé, mais surtout aux US, où il n’y a pas d’obligation légale), cependant on s’aperçoit souvent qu’en grattant un peu, les bases en physiologie ou biologie nécessaires à la compréhension de sujets plus complexes ou de problématiques nouvelles dans la remise en forme viennent à manquer. Une grande expérience de terrain peut pallier ce manque de connaissances mais tout ne peut reposer sur l’empirisme, et une démarche scientifique comme celle vers laquelle doit tendre un coach doit reposer sur des connaissances solides.

 

 

2- Un bon coach doit mettre à jour ses connaissances et continuer à apprendre :

Un diplôme est important mais ne suffit absolument pas !! D’une part ceux-ci sont souvent très basique, en particulier les diplômes français, que je qualifierais de tout juste passables. En effet, on voit trop souvent des coachs fraîchement sortis de l’école ayant une vision binaire de la remise en forme et prenant le peu d’informations recueillies pendant leurs formations comme des vérités absolues. Les années passées à travailler avec des publics différents, des gens malades, des sportifs de hauts niveaux … m’ont appris que nous ne savons encore que peu de choses sur le fonctionnement du corps humain et que la science avance chaque jour à grands pas. Un bon éducateur doit se débrouiller, comme il peut, pour trouver des moyens de se tenir informé des avancées dans les champs tel que la physiologie du sport, la nutrition et la micro-nutrition, les suppléments alimentaires (pas seulement les protéines en poudre et les brûleurs de graisses!), les techniques de gestion du stress, les nouveaux outils (électroniques, machines, petits matériel…). Différentes options s’offrent à lui, la moins onéreuse sera la lecture, via les études scientifiques, et les livres de maison d’éditions médicales, le tout publié majoritairement dans la langue de Shakespeare ! Alors si votre coach ne parle pas un mot d’anglais .. comment dire … on peut se poser des questions quand à sa capacité à updater ses connaissances.

Les séminaires destinés aux coachs sont également un bon moyen de rester au contact des nouveautés dans son domaine et de se créer un réseau. A mon avis tout comme la lecture, c’est un must !

J’ajouterais que pour encadrer des personnes avec des pathologies ou des profils particuliers, la curiosité et la recherche seront incontournables pour un professionnel du sport, alors soyez attentifs et posez lui ouvertement la question lors de votre premier entretien qu’il soit physique, par écrit ou téléphonique.

 

 

3-Choisir un coach dont la spécialité s’accorde avec vos objectifs :

Il est à mon avis difficile d’exceller dans toutes les disciplines, voir même impossible … Et comme vous pouvez vous en douter, pour perdre du poids, le yoga et le pilates ne seront pas vos meilleurs alliés. Tout comme un coach orienté boxe ne vous apprendra pas à nager… Soyez donc cohérent et choisissez un coach dont le background et les témoignages de clients semblent coller avec vos objectifs. Pour illustrer ceci je prendrais mon exemple : si vous voulez apprendre a boxer, prendre du muscle ou perdre du poids, je suis votre homme, par contre si vous voulez courir un marathon, apprendre a danser ou devenir contorsionniste, c’est le coach next door…

 

 

4-Un coach doit être représentatif :

Je sais, je sais, cette affirmation paraît un peu caricaturale, mais si vous choisissez de perdre du poids et que votre entraîneur est taillé comme une bouteille d’Orangina, what the fuck !!! S’il n’a pas lui même trouvé le chemin et les solutions pour obtenir des résultats et les conserver, il ne va pas les sortir d’un chapeau magique spécifiquement pour vous… C’est le même principe pour tout un tas de professions : un psy mal dans ses pompes, une coiffeuse avec des mèches roses, ou un boucher végétarien, ça le fait pas … faire preuve d’un peu de cohérence est le minimum quand on se dit professionnel, non ?

 

 

5-Un coach doit être pédagogue :

Un professionnel du sport est là pour vous motiver, vous guider et s’adapter. Si lors de votre entretien et/ou de votre première séance, le miroir et son reflet semble plus l’intéresser que votre posture, courage, fuyez !! Pendant les 60 minutes de votre training vous devez être sa priorité ! Son portable doit être coupé, et il doit observer chacune de vos exécutions et s’assurer de leur exactitude. Ce n’est qu’à ces conditions qu’il pourra décider de vous corriger, d’apporter des modifications et ainsi vous permettre de progresser pour atteindre vos objectifs. Un vrai pro, ne doit jamais fermer les yeux sur les problèmes survenant pendant une séance, et doit être capable d’écouter vos feed-back pour corriger les détails voir carrément changer l’exercice, si nécessaire. Le client n’est que rarement responsable du manque de résultats, c’est bien souvent le coach qui n’a pas réussi à trouver les leviers de la réussite, ainsi plutôt que de reprocher à un ou une cliente le fait d’avoir triché sur sa diète et de ne pas avoir perdu le poids visé, un bon coach se demandera pourquoi il ou elle a craqué : le déficit calorique était-il trop grand pour être tenu ? son moyen de contraception est-il compatible avec une perte de poids ? une technique de gestion du stress l’aiderait-elle à mieux gérer ses pulsions ? La devise que j’aime à m’appliquer est « un problème, une solution », ce qui se vérifie pour 99% des gens. Mais trop souvent, dès que le travail sort des sentiers battus, la plupart des coachs qui vous promettaient d’être là jusqu’à l’atteinte des résultats convenus, prennent leurs distances par peur que votre échec n’entache sa belle réputation. Comme dans la vie, les personnes de valeurs se révèlent quand la situation devient plus compliquée, les autres quittent le navire …

 

 

6-Un coach doit être honnête :

On peut souvent se mentir à soi même en ce qui concerne ses capacités ou la possibilité ou non d’atteindre ses objectifs, mais s’il est une personne qui ne doit pas vous mentir, c’est votre trainer. Se fixer des objectifs irréalisables est le meilleur moyen de perdre sa motivation, sa confiance en soi, mais également son temps et son argent car ne nous mentons pas, dans une société capitaliste ce dernier est le nerf de la guerre.

J’aime également à penser qu’un bon coach doit aider ses clients à se défaire de la pression qu’exerce la société et les médias sur eux . Faire comprendre à une jeune femme que rentrer dans un 36 si sa morphologie ne le lui permettra jamais, n’est pas un objectif judicieux, fait parti du job. De même que faire entendre à un jeune homme que se muscler au delà des limites du raisonnable ne le rendra pas plus attirant vis a vis de la gente féminine (équilibrée) et pourra avoir des conséquences sur sa santé. Sans se transformer en « guru », un coach devra se souvenir qu’il est avant tout un éducateur dont l’objectif premier est d’éviter à ses clients de tomber dans les pièges que lui même à pu rencontrer.

 

 

 

Je conclurais en soulignant l’importance d’instaurer entre coach et client une relation de confiance ou les mots hiérarchie et dictature s’effaceront pour laisser place à la coopération et la démocratie participative. A bat la caricature du coach virulent, intransigeant, adepte du mantra « No pain, no gain », malheureusement encore trop souvent entendu dans les espaces de remises en forme et autre salles de sport. Les échanges entre personnes tirant dans le même sens, prenant chacune leurs responsabilités pour atteindre ensemble un objectif préétabli, voilà ce à quoi devrait ressembler le couple entraîneur/entraîné.

En espérant que cet article vous aura permis de trouver un coach à la hauteur des objectifs que vous vous êtes fixé … Never give up !! 😉

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