Gluten : ami ou ennemi ?

Gluten : ami ou ennemi ?

 

 

 

Le gluten est LE sujet chaud quand on parle de diététique, que ce soit avec un professionnel de la santé ou au café du commerce… il y a les pro, tous les mangeurs de pâtes, pizzas, et autres baguettes, et il y a les autres. Ceux dont la moindre vue d’un morceau de pain fait gonfler le ventre, donne la nausée et semble être responsable de tous leurs maux …

Mais que dit la science à ce sujet ? Le gluten, cette protéine qui a toujours été un pilier de l’alimentation occidentale, peut-elle être ce grand méchant poison tant décrié, ou bien est-ce le coupable idéal, un bouc émissaire … en somme, l’arbre qui cache la forêt…

Voyons ce que la science nous révèle à son sujet et  essayons de nous faire une idée objective !

 

 

Le gluten qu’est ce que c’est :

 

Commencer par un petit rappel de ce qu’est le gluten ne me parait pas superflu. En effet, il est bon de préciser que le gluten est une protéine contenue dans de nombreuses céréales, comme le blé, l’avoine, l ‘épeautre, l’orge … Une des raisons qui la rend indispensable dans nos mode de vie est sa qualité d’élasticité qui lui permet d’être le choix numéro « 1 » des pattes à pain onctueuses et souples à la fois.

Mais les protéines ne sont elles pas des éléments bénéfiques à la santé ? On entend toujours dire que nous avons besoin de protéines pour les fonctions essentielles de l’organisme, comme la réparation des tissus, l’entretien de la masse musculaire, et bien d’autres choses …  Alors comment une protéine pourrait elle nous faire du mal ?

Beaucoup de gens l’ignorent mais les protéines sont souvent les grands responsables de ce que l’on appel les allergies. En effet, dans un organisme mal adapté, l’ingestion d’une protéine, le gluten dans notre cas, va entraîner des réactions inflammatoires, celles ci pouvant même avoir des conséquences fatales. La fameuse allergie aux arachides en est l’exemple le plus connu…

Pour le gluten, c’est la même chose, et les gens réagissant à cette protéine sont décrit comme souffrant de la maladie cœliaque. Le seul traitement connu pour se débarrasser des ses symptômes,(troubles digestifs, problèmes cutanés, dépression, perte de poids incontrôlée , etc…) est l’éviction complète du gluten et ce même sous forme de trace : chose difficile à faire dans notre société, tant le blé et ses dérivés sont présents.

Comme vous l’avez compris nous sommes ici en présence d’une réelle maladie, prise en charge et décelée grâce à des tests sanguins ou des biopsies intestinales et qui ne laisse aucune place au doute quand ceux ci sont positifs.

Le problème est que de plus en plus de personnes se plaignent de symptômes étranges quand ils consomment des produits contenant du gluten, et ce , sans avoir de marqueurs biologiques qui viennent confirmer une réaction allergique ! Que se passe t il ? Est ce que tout est dans leur tête ? Sont ils tous victimes de la mode du sans gluten ? C’est ce que pensaient la plupart des médecins jusqu’à récemment, ou une certaine étude vient de  jeter le doute sur leurs certitudes.

En effet,celle ci, parue dans la revue Gut, et menée par une équipe de l’université de Columbia (1) vient de démontrer que chez 5 à 10% de la population, le gluten , et le blé, déclenchaient une activation du système immunitaire, entraînant des symptômes digestifs comparables à ceux des cœliaques mais aussi des symptômes extra digestifs (dépression, inflammations…).

Cette étude est la première qui vient démontrer clairement que pour les gens réagissant au gluten mais sans être atteint de la maladie cœliaque, tout n’est pas dans votre tête. Et cela bouscule sérieusement ce que suggéraient jusqu’alors la grande majorité des spécialistes.

 

 

Alors que faire si le gluten me rend malade :

 

Le conseil sera le même que pour les cœliaques, et l’éviction du gluten, ou du moins la diminution de sa consommation, vous sera bénéfique et estompera vos symptômes. Il est bon de noter que contrairement à ces derniers vous n’aurez pas besoin de faire preuve d’une rigueur extrême. En effet, les traces de gluten ne vous poserons pas de problèmes et vous pourrez manger à l’extérieur sans vous soucier de savoir si des aliments avec gluten ont été cuisinés avec les ustensiles utilisés pour la confection de votre repas. Et comme vous pouvez vous en douter, ce détail n’en est pas un en ce qui concerne votre qualité de vie et votre capacité à avoir une vie sociale…

De bonnes alternatives aux céréales à gluten  seront le riz (plutôt basmati, ou complet car ils ont un IG bas= indice glycémique), le quinoa, le sarrasin, les tubercules (patates douces, ignames, manioc) , et les légumineuses. Evitez de consommer trop de produits estampillés « sans gluten » : leur IG est généralement très élevé, il s sont bourrés d’additifs suspects et leur prix est ridiculement élevé. Une fois de plus, le but est de manger des aliments non transformés !!!

 

 

Tout ceci est très intéressant, mais cela ne représente que la partie caché de l’iceberg ! En effet, le gluten n’est peut être pas le seul responsable des vos maux, et prendre soin de sa santé intestinale peut être plus complexe que la simple éviction du gluten.

Alors restez dans les parages car un prochain article pourrait vous en apprendre un peu plus sur ce qu’il faut faire pour retrouver une digestion au top et vous réconcilier avec votre digestion…

 

 

Sources :

– (1) http://gut.bmj.com/content/early/2016/07/21/gutjnl-2016-311964.full

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