L’importance de la mobilité pour la santé articulaire et la posture

L’importance de la mobilité pour la santé articulaire et la posture

 

Il est rare d’aller dans une salle de sport sans entendre des gens vous parler d’étirement, de stretching, et de plus en plus, de yoga et autres pilates. Cependant, mêmes si ces activités sont inintéressantes, elles sont rarement suffisantes à elles seules pour entretenir ou améliorer «  la mobilité ». En effet, rien ne sert d’être souple ou de pouvoir tenir une posture complexe, si vous n’êtes pas capable de transposer cette mobilité articulaire dans des mouvements fondamentaux, comme ceux que l’on peut retrouver dans la vie quotidienne, ou dans les activités physiques. C’est pourquoi, ces activités doivent être considérées comme des moyens et non des buts, c’est à dire que faire un grand écart facial, c’est bien, mais le but est de pouvoir lever la jambe dans une amplitude complète, avec force et puissance, et ce, quelque soit le sport (ex : Coups de pieds en sports de combats …). Mais si les fameux étirements passifs ne suffisent pas, que doit-on faire, me direz vous ? Et c’est une très bonne question …

 

1 ère étape  : prendre soin de ses fascias

Pour gagner en amplitude articulaire, travailler sur les fibres musculaires ne suffit pas, et un travail sur les tissus aponévrotiques ( fascias) qui entourent les muscles devra également être entrepris. Ce travail pourra être fait avec des outils spécifiques, que vous connaissez peut-être.

Une liste non exhaustive de ces derniers est :

-les rouleaux d’auto-massage (vendu dans tous les magasins de sport)

-les balles de lacross ( 6cm de diamètre)

-les balles de massage ( 11cm de diamètre)

-les sticks de massage

-les cannes de massage

Tous ces outils devront-être utilisés avant les mobilisations et les massages devront être réalisés sur les surfaces musculaires posant problèmes et sur les muscles entourant l’articulation dont on veut améliorer la mobilité. Par exemple pour améliorer la souplesse de ischio-jambiers, on massera ces derniers dans le sens transversal et longitudinal avant de passer a des étirements plus classiques. ( statiques, auto-tractés …)

Le but de cette démarche est de venir échauffer les fascias et de diminuer les adhérences, les rendant plus malléables et permettant de remodeler leurs formes et leurs longueurs pendant le stretching.

Le deuxième but de la démarche va être de mettre le doigt sur des « trigger points » soit des points gâchettes qui vont, quand on appui dessus pendant quelques secondes, permettre aux muscles de se relâcher beaucoup plus intensément.

Il est difficile de rentrer plus en détails dans ces techniques le temps d’un article,  c’est pourquoi je vais vous donner deux livres de références sur ces sujets :

–  « Becoming a supple leopard » de kelly Starrett. C’est LA bible sur le sujet de la mobilité. Tout le matériel et les postures à utiliser sont décrits dans ce livre, ne vous reste plus qu’à avaler ce pavé de 500 pages. Courage, c’est pour une bonne cause ! Votre santé articulaire…

–  «  The trigger points therapy workbook » de Claire Davies. Ce livre un peu moins accessible est cependant très intéressant puisqu’il vous permettra de débloquer certains plateaux, car comme vous le verrez, pour la mobilité « plus n’est pas toujours mieux », et il vous faudra parfois comprendre pourquoi la progression est au point mort. Ce livre vous y aidera …

 

2 ème étape : réapprendre à faire le mouvement avec les bonnes amplitudes :

Une fois que vous aurez redonné de la longueur à vos muscles grâce aux massages et aux étirements, il va falloir apprendre à faire les mouvements avec l’amplitude optimale et donc relancer l’apprentissage moteur des mouvements.

Car vous l’aurez compris, tant que vous ne possédez pas l’amplitude nécessaire, hors de question de faire un squat ou un soulevé de terre avec une charge, vous ne feriez qu’ajouter de la charge à un mouvement dysfonctionnel. Et devinez quoi ? C’est le meilleure moyen de se blesser. C’est pour cela que j’ai toujours un peu de mal avec les activités de type Crossfit, où sans avoir fait de tests individuels et complets sur la mobilité de chaque participant, on leur fait faire de séances collectives de musculation avec charges additionnelles. Désolé, mais tout le monde n’est pas fait pour ce genre d’activité, et dès que l’on parle de musculation, il faut ABSOLUMENT individualiser en partant des points faibles de chacun.

Et pour cela, désolé, mais il n’y a pas de solution miracle ! Il faut essayer de trouver un coach ou une salle de sport ou quelqu’un va vous aider dans cette démarche qui rlève tout autant de la posturologie que du sport. Bon courage, car ce type de professionnel ne cours malheureusement pas les rues en France. Le bouche à oreille étant peut-être le meilleur moyen de trouver votre bonheur…

 

Conclusion :

Vous l’aurez compris, la mobilité est bien plus que la réalisation de quelques étirements en fin de séance. Pour conserver une posture optimale et ainsi éviter les maux de dos ( le mal du siècle), les douleurs aux genoux, chevilles et autres tendinites, un travail spécifique d’auto-massages, de mobilité et de réapprentissage moteur sur des mouvements adaptés à votre profil anatomique seront indispensables.

Mais la base, avant de vous jeter à l’eau, sera de vous documenter en lisant les ouvrages cités dans l’article. Pour les personnes peu familières avec la langue de Shakespeare, un auteur français, Christophe Carrio, a écrit pas mal d’ouvrage sur le sujet.

De la lecture suivi d’une activité physique … un bon moyen de réconcilier le cerveau et le corps, non ?

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