« No pain, no gain »… pas si sûr…

« No pain, no gain »… pas si sûr…

 

On entends souvent dire, et ce quelque soit le domaine, que pour progresser, il faut sortir de sa zone de confort. Malheureusement, cette expression est trop souvent mal interprétée la rendant contre productive… Non pas que l’effort ne soit pas récompensé mais plutôt que celui-ci se doit de respecter vos équilibres physiologiques et tenir compte de vos capacités d’adaptation, car sinon, gare au crash, au burn-out ou quelque soit le nom que vous voulez lui donner. Voyons cela plus en détails…

 

Le stress comme facteur de progression :

Il est bon de savoir que pour votre organisme, tout n’est que stress… que ce soit l’alimentation et ses substances irritantes ou allergènes ( lactose, anti-nutriments…), la chaleur, le froid, l’effort physique et sa production de radicaux libres, les situations nouvelles (rentré scolaire, changement de travail, nouveau contrat…). Toutes ces choses vont être perçues comme des stimulus plus ou moins intenses, et votre organisme devra s’y adapter. Ces adaptations feront que ce qui était générateur de stress devient la routine. Ce phénomène s’ appel la résilience et le but de tout organisme est d’augmenter sa capacité de résilience, donc sa tolérance au stress… Ainsi, plutôt que de fuir le stress à tout pris, une démarche intelligente serait d’apprendre à gérer son intensité de façon à ce qu’il devienne un facteur de progression, d’évolution, plutôt qu’un boulet qui entrave la marche en avant. Mais comment faire, me direz-vous ?

 

L’influence extérieure :

Qui n’a jamais entendu les proverbes « on a rien sans rien » ou « pour progresser, il faut sortir de sa zone de confort » … De plus, toutes les personnes que l’ont voit à la télé, les sportifs professionnels, les gens ayant réussi des choses extraordinaires sont les premiers à déclarer s’être poussé à sortir de leur zone de confort en travaillant plus dur, plus fort que les autres pour y arriver !!!

Et bien dites vous que cela ne marche que pour le 1% des gens les plus doués, mais pas forcément pour tout le monde. Je comparerais cela à a sélection des sportifs de haut niveau qu’il y avait des les anciens pays communistes, c’est à dire qu’on infligeait aux enfants et adolescents des charges de travail complètement folles. Tant mieux pour ceux qui s’adaptaient, et tant pis pour ceux qui cassaient, la majorité silencieuse… N’oubliez pas qu’on interview jamais celui qui s’est blessé à 15 ans et dont les rêves se sont brisés net ! On entends que ceux qui ont survécu à une longue et impitoyable sélection, les survivants… Peut être, faites vous partis de ce fameux 1% de gens doués et pouvant tout encaisser ! Malheureusement, il y a fort à parier que non, et dans ce cas, la mentalité du«no pain no gain» a plus de chance de vous mettre à terre que de faire de vous une super star.

De plus, n’oubliez jamais qu’ on ne nous parle que trop rarement de l’envers du décor, à savoir le dopage et les nombreuses années de vie perdues par les gladiateurs des temps modernes. Tout le monde le sait, la majorité des sportifs professionnels se dopent, mais les conséquences sur la santé de ces cobayes se paient souvent loin des caméras. La médiatisation se fait au moment ou les athlètes sont à leur apogée, beaux, musclés, indestructibles… jamais 30 ans plus tard, quand il développent un cancer ou une maladie auto-immune, conséquences de leurs comportements passés. Il suffi de regarder les physiques affichés par les athlètes de crossfit, de rugby ou de sports de combat, capables de s’entraîner 3 ou 4 fois par jour… Pensez vous réellement que ce soit possible sans dopages ? Le problème est que c’est ce modèle  véhiculé par les médias comme étant celui à atteindre ! On encourage indirectement les jeunes à ressembler à quelque choses d’inaccessible, tout comme les jeunes femmes sont encouragées à ressembler à des créatures qui n’existeraient pas sans les retouches photoshop faites sur les clichés publiés par la presse féminine… qui au passage a une responsabilité énorme sue le manque d’estime de soi, ressenti par de trop nombreuses femmes.

 

Trouver l’équilibre :

Des signes sont là pour vous avertir quand vous êtes en train de franchir la barrière du «trop», et savoir les reconnaître peut faire toute la différence entre être celui qui progresse et celui qui se crache…

Des troubles du sommeil, de l’irritabilité, un manque d’appétit, une prise ou une perte de poids inexpliquée sont autant de signes qui sont là pour vous avertir que vous avez franchi la ligne rouge et qu’il est temps de lever le pied.

Dans notre société ou l’immédiateté est le maître mot, tout le monde veut des résultats rapides, mais vous devez bien comprendre que les raccourcis sont rarement compatibles avec la longévité et vous devez prendre conscience que la patience et la planification seront les seuls garants de votre succès. N’oubliez jamais que le marketing des vendeurs de rêves et autres publicitaires n’est en aucun cas là pour vous aider à atteindre vos objectifs, mais bel et bien pour augmenter leur chiffre d’affaire, et ce, même si votre santé doit en pâtir !

 

Travailler, s’écouter, s’adapter … pour progresser :

Évidemment, le travail est important dans tout processus de progression, mais celui ci doit être adapté à vos capacités et non à celle du voisin ou d’un modèle quelconque, qui de toutes façon, ne vous donnera jamais les véritables clefs de sa réussite (triches, dopages …). La vie est une compétition contre soi même ou l’exploitation de son plein potentiel est la seule chose qui doit vraiment vous importer. Je ne sais que trop bien qu’il est difficile d’échapper aux regards des autres et à la pression exercée par la société sur les plus faibles d’entre nous. Mais penser que le bonheur est dans l’écrasement de l’autre et dans la non acceptation de ce que l’on est vraiment, est la pire des choses à enseigner aux jeunes générations, si l’on veut que les choses changent. Peut-être faut il remettre en question le système dans lequel nous vivons ou les résultats rapides sont privilégiés… Apprenons et enseignons la patience et la bienveillance envers nous même et envers les plus jeunes pour que le schéma ne se reproduise pas et que chacun puisse être heureux de ce qu’il est, et que sa démarche d’amélioration soit une démarche personnelle, réalisée dans l’acceptation de sa nature profonde.

Pour conclure, demandez vous simplement si les rêves après lesquels vous courez sont les vôtres ou ceux que la société vous a imposés…

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